01.08.2011
Concours Nouvelles (Le petit chaperon Rouge) du 29/08/2011 au 31/03/2012 BELISAM'ART- REBELLE EDITIONS
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OùBelisam'Art et Rebelle Editions
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DescriptionBelisam'Art et Rebelle Éditions sont heureux de vous annoncer le lancement de l'appel à textes pour la future anthologie "les contes de notre enfance" dont le premier thème est Le Petit Chaperon Rouge.
L'anthologie sera constituée de 7 nouvelles. Il y aura donc 3 à 4 nou...velles sélectionnées parmi vos envois les autres étant déjà pourvues.
http://rebelleeditions.com/SITE/
http://belisamart.fr/blog/index.php?op...
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Critères :
Entre 30 000 et 50 000 signes
Times New Roman, taille 12, interlignes 1,5
Nouvelles à rendre avant le 31 mars 2012
3 à 4 places à pourvoir
Les nouvelles seront refusées s'il y a trop de fautes en tout genre
Publication avant fin 2012
Pour vos envois : nathy@belisamart.fr
http://belisamart.fr/blog/index.php?op...
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12.04.2011
Concours Nouvelles (thème non imposé) du 12/04/2011 au 30/06/2011 L'Art de lettres Editions
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Editions l'Art de Lettres, 84 rue lamarck 75018 Paris
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L'Art de lettres lance de nouveaux projets littéraires et artistiques.
Parmi ceux-là, un recueil de nouvelles est à l'ordre du jour!
Vous aimez écrire? Vous aimez raconter des histoires, faire parler votre imagination?
Sous la forme d'une nouvelle, vous avez la possibilité de faire parler la plume! Aucun thème n'étant imposé, laissez vous aller à vos pensées et votre créativité!
Rien n'est imposé du côté de la forme, de la police, du format ou autre, seule la longueur ne doit pas excéder la vingtaine de pages.
Pour tous ceux qui sont intéressés, l'Art de Lettres sélectionne les textes jusqu'à fin juin. L'ouvrage sortira en septembre prochain pour la rentrée littéraire.
Merci de bien vouloir envoyer vos textes à l'adresse suivante : par mail, sur lartdelettres@gmail.com ou, par courrier, 84 rue lamarck 75018 Paris.
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09.11.2010
La marche silencieuse (Concours SkyProds : "la volonté") Novembre 2010
Attention : textes protégés. Ne plagiez pas au risque de sanctions...
"A l’aube de mes 34 ans, bien avant que l’été 2010 ne transpire de ses belles journées ensoleillées, lors d’une énième consultation chez un de ces spécialistes en blouse blanche, j’ai appris le nom de la pathologie qui me ronge depuis des années : la fibromyalgie. Un mot médicalement barbare pour définir l’union de multiples maux physiologiques souvent changeants, complexes, difficilement compréhensibles pour les âmes perplexes… Une béquille en main, telle une randonneuse acharnée, j’ai souffert et je souffre encore de douleurs progressives, de silence…
Oui, le chemin a été long, tortueux, au fil des décennies qui ont précédé cet accouchement de vérité. Tant de doutes, de déceptions m’ont obligée à vivre dans un cocon, pour préserver le peu qu’il me reste de « sain ». Imaginez un seul instant, vivre au quotidien, avec des douleurs musculaires et articulaires, des infections, des troubles du sommeil et tant d’autres encore… Ce n’est rien comparé à la Mort et à ses soldats morbides que l’on nomme : cancers, leucémies…
Cette liberté de ton, je la dois uniquement à l’équilibre des choses, à ces consciences respectées qui me poussent, comme vous, à me situer dans la masse : Il y a pire, il y a mieux… Je me rappelle d’une citation de Confucius qui disait : « On peut enlever un général à son armée, mais non à un homme sa volonté.» Mais face à l’adversité, malades, nous ne sommes rien ou presque.
Dès notre naissance, nous ne savons pas ce que sera notre vie, mais la Vie sait ce que nous adviendrons. La volonté universelle influe sur l’individu, du moins, je le pense. C’est pour ces raisons que je persiste à croire qu’il y a autant de volontés que d’êtres vivants sur Terre. Je me dis que chaque être que nous sommes, mène sa barque au gré du courant, du gouvernail qu’il tient… Mais seul, on perd pied très vite… Je l’ai appris à mes dépends…
Au fil des années, mes forces psychologiques se sont usées, gangrénées dans un corps fatigué, fatiguant… Les arrêts de travail en chaine, la course acharnée aux spécialistes pour obtenir des soupçons de réponses, les attentes où la patience devient impatiente, les traitements et soins en cascade… A être si forte et si faible à la fois, des portes se sont fermées devant moi, par bêtise et ignorance. Que ce soit les collègues de travail, la famille, les amis, les relations et tous les autres inconnus aux regards curieux, moqueurs, blessants, aux langues affutées comme des couteaux de boucher…
Au début, amer et dépourvu, on pleure, on encaisse en silence, devant ces artifices puérils et superficiels. Puis, on échappe à la compassion, à la tolérance des autres pour s’endurcir au point de frôler l’insensibilité… Je suis passée par la haine, la colère, puis le dédain… A quoi bon perdre mes forces, tel un Don Quichotte ? On a beau être pétri de bonnes intentions, le cœur et la raison ont leurs faiblesses. Ainsi la nature humaine nous démontre que, sans souci, l’être sain d’esprit et de corps sera épaulé, convoité, adulé, entouré par ses semblables. Mais, à la moindre faiblesse, il sera bousculé, piétiné, critiqué, oublié…
Telle est la jungle où nous vivons, où nous marchons. Pensive, ma plume a, ainsi, rejoint celle d’Arne Garborg qui écrivait, à son époque, que « Les temps sont ce que nous en faisons». En ouvrant avec vous mon livre de conjugaison, j’aime le retour sur mon passé marqué, paraphé de zones d’ombre, de faiblesses, de manques… Un Passé qui court sans cesse, comme pour mieux me rappeler ce que j’étais, ce que j’ai subi. Alors, silencieuse, je marche. J’essaie, en vain, de masquer ces cicatrices indélébiles, d’oublier, un peu comme la fête des Trépassés, jour sinistre où je suis née.
Mais, malgré la farouche volonté qui m’habite, tel un pèlerinage, il m’arrive de méditer, de regretter parfois, lorsque ressurgissent certaines frasques d’un vécu moins pénible : Ce temps où j’étais active, sportive, moins agressive… C’est ainsi… Il me faut courage et volonté pour réanimer ce cœur meurtri dépourvu de grandes amitiés. Certains auraient préféré le repos au combat. Pour ne pas geler mes joies et illusions, je tente d’aller de l’avant, pour vivre le Présent, même si sa route est caillouteuse… Un seul faux pas, des errances mal calculées et voilà que les abysses de la vie nous emportent vers le néant. Alors, la quête de buts trotte dans ma tête. Le leitmotiv comme ils appellent… Pas facile d’avoir des objectifs quand on est sûr de rien, de sa santé qui, telle un château branlant, s’effondre à la moindre bise glaciale. Bien, pour moi, les dés semblaient pipés d’avance, puisque la maladie s’était installée intérieurement, en silence.
Aujourd’hui, je prends un peu plus conscience que l’on peut changer les choses, d’une certaine mesure, par persévérance, soutien, volonté… Mais chaque jour qui passe est une lutte de tous les instants… Je le vois. Avec la fibromyalgie, je fais un pas en avant, puis deux en arrière. Au-delà du vouloir-être ou du vouloir-faire, il me faut continuellement travailler mon mental, réguler mes tensions internes pour ne pas craquer. Mais pleurer exhorte mes peines, mes frustrations de ne pas pouvoir mener librement mes choix, mes envies. De nombreuses fois, avant d’être épouse et mère, quand mon psychisme était en dessous de zéro, j’aurais pu avoir l’infâme envie de me supprimer, par lâcheté ou désespoir…
Sans soutien, ni attache familiale, sans le regard porté vers ma luciole, je crois que je serais déjà venue à bout de ce calvaire, par un geste fatal. L’aurais-je fais ? Nul ne le saura. En fait, j’ai toujours eu dans l’idée que notre existence n’est pas le fruit du hasard, même si la loterie spermatozoïdale renverse cette tendance. Oui, je reste persuadée que chaque être vivant a un rôle à tenir, plus ou moins semblable, complémentaire dans les maillons de notre univers. Faut-il encore le trouver et s’y tenir avec ferveur, courage et opiniâtreté… Dotée d’une influence plus forte que nul ne peut en exercer, ma luciole est là.
Près de mes proches, je préfère être utile qu’obscure. Au plus bas, solitaire comme au jour de mon premier cri, je sens le soleil et la lune à la limite de s’éteindre. Pas facile de ne pas céder devant la puissance physique d’une douleur poignante. Pas facile de renoncer aux tâches et occupations coutumières… Souvent, le fait d’être à bout physiquement et psychologiquement, d’être frustrée de n’avoir pas vécu suffisamment d’évènements quand la maladie était latente, font que j’obéis à ma conscience… Celle qui me murmure que je peux changer certains paramètres. Alors, c’est vrai, parfois, j’ai honte d’être jeune, et visiblement en bonne santé…
Peut-être est-ce cruel de penser qu’une jambe coupée m’aurait permis d’avoir un peu plus de respect, de soutien moral de la part de certaines personnes ? Mais cet égoïsme, cette sévérité des mots reflètent, au fond, mon mal-être. Car, à vrai dire, la fibromyalgie est une maladie qui ne se voit pas. On la vit au quotidien. Combien il m’est lourd de ne pas maîtriser mes douleurs, mes pertes de mémoire et toutes les autres frasques de la maladie… Je subis mon corps. Avec la meilleure des volontés, il m’est difficile de comprendre les nervures de ma carcasse affaiblie, le sens de mes maux. Il ne faut qu’une fraction de secondes pour décider du chemin à suivre.
La vie est un labyrinthe où les êtres de chair, les sentiments, les sensations s’étendent à l’infini. Mon sommeil ne vient que tard dans la nuit où les ombres des morts dansent. Epuisée, emprise à des bouffées de chaleur, l’angoisse gonfle en moi, à entendre le cliquetis du réveil. Alors, fermement, je tiens le fil d’Ariane, de peur de le lâcher et de me perdre. Isabelle de Charrière écrivait « Vouloir fortement, décidément et obstinément fait venir à bout de tout, mais vouloir ainsi est déjà un don du ciel, un talent très rare ». Oui, à lire ces lignes, je me dis qu’il faut que je m’impose. Ma maladie sait prendre le dessus sur moi… A moi d’en faire de même…
En reprenant mon livre de conjugaison, d’où j’ai survolé avec vous, le passé et le présent, l’émotion m’agite face au futur... Depuis l’annonce de ma maladie, rien n’a réellement changé, si ce n’est que la lecture de mon parcours atypique semble moins hachurée, plus juste. Chaque jour se vit plus sereinement, parce que j’ai décidé de me battre. En septembre, le pas lourd et traînant, j’avais refusé l’idée de participer à ce concours de nouvelle. A quoi bon écrire jusqu’à plus soif, alors que dehors le vent caressait les feuillages. Dans ma tête, à l’époque, la bataille faisait rage, la mélodie sonnait faux. Et puis, cette semaine, plus posée que d’autres certainement, m’a libérée de mes hésitations… Oui, nous savons : La volonté nous habite mais elle reste plus ou moins en léthargie.
Aujourd’hui, le thème de la volonté m’a insufflé de nouveaux projets, de nouvelles envies. Pour demain, on verra. Par prudence et honnêteté vis-à-vis de moi, je préfère masquer le futur et penser au conditionnel. Nul ne sait ce qui adviendra de demain. Alors, mon livre de conjugaison se referme sur ce temps incertain, où l’on couche des rêves, des projets qui deviendront tour à tour des actes du présent, puis du passé. Avec la maladie, quelque soit sa gravité, sa longévité, on apprend à apprécier les choses différemment, à s’accrocher auprès de personnes, de choses qui nous touchent.
Je me rappelle d’un poème d’Emilie Jane Brontë qui disait : « Après un long combat, connaître la défaite – La supporter d’un cœur serein – Oui, ton soir peut encore avoir de la douceur, ta nuit être un radieux matin. » Comme elle, malgré ma poignante nostalgie et mon entêtement tenace, j’ai envie de m’imposer devant cet inéluctable destin.
Alors, humant les odeurs lointaines, j’aime, par cette impérieuse volonté, croire que je pourrais, un jour, faire deux pas en avant, un pas en arrière. Ces prières arrachées aux sillons des terres charentaises me poussent à aller de l’avant et à poursuivre ma marche silencieuse auprès des miens.
Attention : textes protégés. Ne plagiez pas au risque de sanctions...
400 × 300 - Femme à la tête de roses, 1937 Art par Salvador Dalí
00:00 Publié dans A coeur ouvert..., Concours, Fibromyalgie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note





